Roy Lewis
-Historique parodie-
Quatrième de couverture--
Approchez homo sapiens ! Ce livre vous fera hurler de rire ! Faites la
connaissance d'une famille préhistorique : Edouard, le père, génial inventeur
qui va changer la face du monde en ramenant le feu ; Vania, l'oncle réac,
ennemi du progrès ; Ernest, le narrateur, un tantinent benêt ; Edwige, Griselda
et autres ravissantes donzelles...
Ces êtres délicieurs font le monde autour d'un feu en dégustant des os à moelle.
Regardez-les découvrir l'amour, s'essayer à la drague, se battre avec l'évolution...
Situations rocambolesques, personnages hilarants d'un monde où l'homme
est pourtant déjà homme : batailleur, jaloux, ingrat et aussi rétrograde. Un miroir
à consulter souvent. Pour rire et réfléchir.
Premières phrases--
« A présent nous étions sûrs de nous en tirer. Oui, même si elle descendait encore plus au sud, cette grande calotte de glace, serait-ce jusqu'en Afrique.
Et quand la bourrasque soufflait du nord, nous empilions tout ce qui nous avions de broussaille et de troncs brisés, et flambe le bûchers ! Il en ronflait et rugissait. »
Personnages préférés-- Griselda, Ernest
Mon avis--
En un mot ! Hilarant, j'ai découvert une lecture fort divertissante qui fait rire par bien des aspects. Roy Lewis nous propose une parodie tout à fait particulière, en parlant par la bouche d'un homme préhistorique au pied de l'échelle de l'évolution qui regarde avec méfiance son père monter les échelons, poussée par l'envie de progresser. Nous sommes donc plongé dans une famille tout à fait particulière avec des personnages très stéréotypés. Le père qui se dit scientifique et qui cherche à tout prix à trouver des choses nouvelles. Le fils (le narrateur, Ernest) qui regarde d'un point de vue méfiant les inventions de son père, l'oncle réactionnaire et conservateur dont la devise est « back to the tree », et toute la ribambelle de la famille qui se prête à cette comédie bourrée d'anachronisme. De plus les personnages portent des noms de l'aristocratie et tout à fait moderne, Edouard pour le père, Mathilde la mère, Tobie, Alexandre, Oswald,...Ce qui est mon sens tout à fait amusant de nommer de grand singe à peine descendus des arbres par les noms les plus distingués du monde moderne. Comme je l'ai dit plus haut le livre est rempli d'anachronisme, notamment dans le langage (le père emploie des termes scientifiques propres à notre époque pour désigner la leur, exemple : Pléistocène,...). Cependant ce qui peut confondre, c'est l'emploi du vocabulaire justement très scientifique qui peut embrouiller certains mais ce n'est pas à proprement parler un problème. Et le problème de langage est aborder dans l'Anglais (langue universelle pour nous) mais pour eux le langage des signes reste la langue universelle quoique vue comme une langue presque morte. « Le récit offre une triple dimension : celle d'un roman d'aventures quasi picaresque, d'un exposé documentaire, mais aussi d'une parabole en forme de fable allégorique. ». Enfin « Pourquoi j'ai mangé mon père », pourquoi est ce qu'il a mangé son père ? Effectivement voilà la question que l'on se pose tout au long du récit, au fils de l'histoire on ne cesse d'émettre des hypothèses mais la fin aura eu le dernier mot, quant à savoir pourquoi, je vous laisse le découvrir. Bref voilà un chouette bouquin très rapide à lire, qui fait rire.



